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CENTRE ROUSSEAU
Groupe d’Études dédié à Jean-Jacques Rousseau

Annonces de parution

Le séminaire de l'année 2016-2017 s'achève.

Avant de nous retrouver l'an prochain, quelques suggestions de lecture.


Céline specor signe un Rousseau et la critique de l'économine politique (2017, Presses de l'Université de Bordeaux). L'ouvrage fait le point sur les rapports de Rousseau avec la doctrine des physiocrates, à laquelle l'a introduit unde ses  correspondants, le marquis de Mirabeau ("l'ami des hommes"). Poursuivant son étude par les indications sur la propriété, contenues dans Emile, ou par les nombreuses explications relatives à l'économie du domaine de Clarens, dans Julie, Céline Spector déploie les raisons d'un refus, celui du libéralisme naissant . Ce refus ne tient ni à une sous-information, ni à un archaïsme supposé, mais à un parti-pris politique que Céline Spector permet de reconstitue avec une parfaite précision.

 

Jérôme Thélot , Les avantages de la vieillesse et de l'adversité, essai sur Jean-Jacques Rousseau, Les Belles Lettres, coll. "Encre marine", 2015. Ce court livre consacré au dernier Rousseau reprend le titre d'un ouvrage que Rousseau aurait pu écrire, et dont Bernardin de Saint-Pierre, ami de la dernière heure, a regretté l'absence. Il fourmille de remarques judicieuses, qui traduisent une fréquentation approfondie et un usage intime de l'oeuvre. Sur le plan de la méthode, on apprécie sa vigoureuse mise à l'écart de la "psychanalyse existentielle (héritière de la théorie sartrienne de la mauvaise foi", qui "se prive de tout accès à la radicalité de Rousseau". (p. 74). Jérôme Thélot n'est pas impeccable du point de vue de l'exactitude quand il affirme que Rousseau a souffert de maladie dès le premier jour (p. 43) : Les Confessions datent le début du délabrement de sa santé du séjour à Turin. Sans doute s'avance-t-il trop loin en affirmant que Rousseau fut "incompris par les salons mondains où ses gaucheries et ses provocations étaient inadmissibles" (63), quand Rousseau fut pendant six ans, la coqueluche des sociétés parisiennes. Cependant, sa lecture emporte la conviction, en particulier sa saisie de la littérature comme "aventure spirituelle" , et sa description du projet rousseauiste : "Désécrire l'histoire parce qu'elle est fiction et calomnie".

 

Rousseau et l'Italie, Littérature, morale et politique, Hermann, 2017. Les actes du colloque organisé par Philippe Audegean, Magda Campanini et Barbara Carnevali viennent de paraitre. Outre des précisions historiques et juridiques (notamment sur le point de la situation de Rousseau à Venise : secrétaire d'ambassade ou secrétaire de l'ambassadeur? Une question qu'éclairent les articles de Frédéric Brandli et Piero Del Negro) ce volume contient de nombreuses réflexions sur l'incidence de la forme du gouvernement vénitien dans la pensée politique de Rousseau, sur son rapport à la culture Italienne, notamment à sa poésie (Jean-Paul Sermain), mais aussi sur sa postérité dans la littérature - remarquable mise au point de la relation de Leopardi à Rousseau (Philippe Audegean).

 

Enfin Michel Témolle publie à Genève Les Pensées de Jean-Jacques Rousseau (Diffusion Slatkine/ Champion). Il s'agit d'une analyse matérielle et textuelle des nombreuses compilations et recueils d'extraits des oeuvres de Rousseau parues au XVIIIe siècle. L'ouvrage a vocation de permettre aux chercheurs de mieux appréhender appréhender les voies de diffusion du rousseauisme, et sa propagation dans un public moins fortuné que les lecteurs des oeuvres intégrales.

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